Eddy Lambert
Les riverains opposés à la
présence d'antennes GSM près de leur domicile avaient
emporté, l'année dernière, deux victoires sur les
opérateurs.
En avril, le ministre wallon de l'Aménagement du territoire,
de l'Urbanisme et de l'Environnement, Michel Foret, n'avait pas autorisé
Proximus à en placer au sommet de l'immeuble numéro 89
du boulevard Emile de Laveleye, dans le quartier de Fétinne.
Motif : impact visuel et paysager trop important.
"Proximus
contourne le refus du ministre en camouflant ses antennes"
Plus tard, en novembre, Mobistar avait dû
retirer celles qu'il avait installées sans permis sur le toit
de la clinique Sainte-Rosalie, rue du Laveu. La ville de Liège
et le CHR avaient même poursuivi la société en justice.
Cependant, tel Sisyphe, ces riverains mènent un combat sans fin,
tant affluent les demandes.
Pour de nouveaux sites - en ce moment, les rues Haute-voie, de la Digue,
des Crahlis, le toit de l'athénée royal de Chênée,
le quartier de Fétinne... Voir aussi pour les sites recalés.
C'est ainsi que Proximus a confirmé au "Soir" avoir
réintroduit une demande pour le 89 boulevard de Laveleye. Cette
fois, l'opérateur propose de placer les antennes dans de fausses
cheminées imitation brique.
Proximus contourne le refus du ministre
en camouflant les antennes, commente Albert Wertz, un
ingénieur habitant ce boulevard et membre du Clag (Collectif
Liège antennes GSM). Ce serait risible
si, les conséquences pour la santé n'étaient pas
en jeu.
Albert Wertz est de ceux qui réclament le respect du principe
de précaution : aucune antenne, selon lui, ne devrait être
installées à moins d'une certaine distance des habitations
(celle de trois cents mètres est souvent citée).
Mais ce principe de précaution n'entre pas en ligne de compte
dans la procédure de délivrance du permis. En général,
les dossiers sont examinés par le fonctionnaire délégué
de la Région Wallonne, l'Issep (Institut scientifique de service
public) qui évalue sa conformité technique (notamment
le respect de la norme Aelvoet appliquée en Belgique - 20,6 volts
par mètre), enfin la commune.
Laquelle organise une enquête publique, consulte la CCAT (Commission
consultative d'aménagement du territoire) et puis rend son avis.
S'il est favorable, le permis est en principe accordé. Sinon,
le ministre tranche.
Dans le cas du 89 boulevard de Laveleye, la CCAT a remis un avis favorable,
arguant qu'il n'y avait aucune habitation située à la
même hauteur que les antennes dans un rayon de 50 mètres.
Je suis déçu de constater
que cette commission communale qui représente la société
ne défend pas le principe de précaution,
réagit Théo Bruyère, conseiller provincial Ecolo
et membre du Clag.
Déçu
de constater que cette commission communale ne défend pas le
principe de précaution"
Après avoir eu gain de cause en 2003, Albert Wertz déchante.
D'autant qu'une enquête est en cours sur l'installation d'antennes
Mobistar dans son quartier, au 114, rue de Fétinne. Nous
voilà pris entre deus feux.
Une conférence
de Teslabel
L'ASBL TESLABEL Coordination (association de défense et de réflexion
sur les champs électromagnétiques) donnera sur une conférence
intitulée "OUI, les GSM et les antennes relais sont nuisibles"
le vendredi 5 mars, à 19 h 30, au palais des Congrès de
Liège. Les orateurs seront, Jean-Marie Danze et Benoît
Louppe, experts en environnement électromagnétiques.
Droit d'entrée : 5 euros (gratuit pour les membres de Teslabel).
Réservation : via le compte 001-2948462-29 avec mention conférence
05 mars 2004
Pour les membres qui renouvellent leur cotisation :
il faut mentionner cotisation 2004 + conf. 5 mars 2004.
Renseignements éventuels au 04.221.25.32 ou courriel : info@teslabel.be
Eddy Lambert -
Le soir du 17 janvier 2004